Quelle drôle de journée de travail...
En ce moment pour moi c'est très calme. Aï aïe aïe. Non seulement les journées passent lentement, mais en plus je multiplie les conneries au bureau. La réalité est que moins j'en ai à faire, plus je le fais mal.
L'exemple qui me vient à l'esprit est ce panneau à la con que je devais faire pour un client ce matin. Je vais faire le repérage sur site et je me rends compte sur place que la batterie de l'appareil photo est déchargée. Donc pas de photo pour faire la mise en situation. Je vais ensuite briefer la graphiste et je me plante en lui donnant les mauvaises dimensions. Puis j'envoie au client pour validation et quelqu'un me fait remarquer au passage que la maquette n'est vraiment pas terrible. J'envoie un erratum au client (je vous rassure, ça ne se fait pas) et je refais bosser la pauvre maquettiste. Là le client me dit que je n'ai pas compris sa demande... puisque ce n'est pas un panneau qu'il veut, mais une affiche !
Bref, à 11h du matin j'étais déjà dépitée de ma journée.
Ensuite j'ai senti que je filais un mauvais coton d'un point de vue relationnel. J'adore ma collègue maquettiste, et pour la première fois, j'ai vu qu'elle perdait patience. J'enchaînais les boulettes et les allées et venues inutiles au studio. Excédée, elle m'a engueulée. Quel choc ! Elle avait bien évidemment raison. Quelle drôle de sensation lorsque l'on se surprend soi-même en flagrant délit de... mauvais comportement ! J'ai pris ma respiration, et j'ai arrêté d'être une emmerdeuse. Encore un effet de la baisse de rythme de travail : la molesse me gagne et les accidents arrivent plus vite.
Une journée de merde, donc. Heureusement, je vais me consoler autour d'un verre de la vinasse locale qui fait l'événement aujourd'hui. Et puis il n'y a pas que le travail dans la vie.