• Mon boss a envoyé un mail à toute l'équipe pour donner quelques recommandations d'usage de nos nouveaux locaux. Bien sûr il l'a fait le soir, quand tout le monde était parti, et la veille d'un déplacement professionnel. Histoire de ne pas avoir à assumer le lendemain.

    Mon attention a été particulièrement attirée par l'une des recommandations, consacrée à l'utilisation des fournitures de bureaux. Désormais, il est interdit de se servir soi-même dans le placard à fournitures. Une demande doit être formulée à la standardiste.

    Merde alors, me suis-je dit en mon for intérieur. Aurais-je abusé des pochettes cartonnées et des crayons de papier ces dernières semaines ?

    C'est étrange, j'ai l'impression d'être une princesse siégeant dans un nouveau royaume -l'un des quartiers les plus riches de Lyon- mais à qui l'on aurait soudainement interdit de porter ses colliers.

    Quel est le pire : faire comme si c'était vraiment la crise, ou avoir été incapable de l'anticiper ?


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  • Je ne suis jamais autant allée au ciné que ces deux derniers mois. C'est la spirale aphrodisiaque : plus je vois de films, plus j'ai envie d'en voir. J'explose le temps, le budget loisirs et les tickets de métro, et dans 2 cas sur 3 ma curiosité est récompensée.

    Parmi les beaux films vus récemment : Morse, Boy A, Gran Torino (et je n'aurais pas parié sur celui-là), 12 hommes en colère (reprise au ciné), sans oublier les séances DVD revival. Côté articles, je couvre en ce moment pour Abus de ciné un petit festival local (ciné ibérique et latino-américain à Villeurbanne), qui sera suivi dans trois jours du sacro-saint festival du film asiat de Deauville. Oh yeah.

    Je suis tellement accroc que mon cerveau établit toutes sortes de plans. Et si je proposais à mon boss de passer aux 4/5e afin d'avoir un jour de libre en plus chaque semaine ? Après tout c'est la crise (j'entends cette phrase 10 fois par jour à l'agence) et il paraîtrait que ma rentabilité a sérieusement baissé. Et si je me cassais sans demander mon reste ? Hmmm, ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour jouer avec le feu, surtout qu'il m'en faut du pognon pour assouvir mes passions !

    Et si je prenais le problème dans le bon sens ? Au fond, je me réfugie dans les salles de ciné parce qu'au moins là on ne me fait pas chier. Et quand la lumière s'étend, le doux son du projecteur me fait tout oublier.


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  • Jusqu'à présent, j'ai toujours clairement distingué le taf de ma vie privée. Je n'emmène jamais de travail à la maison (je préfère rester au bureau jusqu'à minuit s'il le faut) et le week-end je décompresse totalement, jusqu'à en oublier ce qui m'attend au boulot le lundi matin. Lorsqu'il m'arrive de passer en bus dans le quartier de ma boîte, le samedi après-midi par exemple, je tourne la tête au moment fatidique de passer juste devant le portail ! Comme s'il s'agissait d'éviter toute mauvaise pensée ! Bref, ça me va bien d'avoir une petite distance entre mon taf et mon appart. Surtout que jusqu'à présent, cette distance était matérialisée par un pont qui me permettait de passer symboliquement d'un monde à l'autre sans équivocité.

    Le problème est que ma boîte a déménagé. Aujourd'hui. Et dire que mon taf s'est rapproché de chez moi n'est qu'un doux euphémisme. Elle siège maintenant dans la rue parallèle à la mienne, à exactement 20 secondes à pied. Vie de merde.

    Au premier abord, cela peut sembler une bonne nouvelle. A partir de lundi, je gratterai un quart d'heure de sommeil le matin. Je pourrai remonter chez moi à tout instant si je me sens mal ou si j'oublie un truc. Je pourrai monter me changer
    si je me salis ou si j'apprends que j'ai un rendez-vous client imprévu. J'aurai la possibilité de faire des courses vite fait entre midi et deux et de tout déposer direct dans mon frigo. Si j'héberge une amie, je pourai lui remettre les clés en mains propres. Etc.

    Pourtant, je ne peux m'empêcher de voir ce changement comme le début d'une descente aux enfers, un enfer où la limite entre contrainte et plaisir se brouillera, pour finalement me plonger dans une perplexité permanente. Est-ce que mon quartier restera MON quartier ? Est-ce que je serai capable de passer sous la fenêtre de mon bureau sans être inondée de mauvaises pensées ? Est-ce que j'arriverai à quitter le boulot à des heures raisonnables le soir en sachant qu'il me suffit de faire 50 mètres pour rentrer me coucher ?

    En même temps, je m'en veux un peu d'avoir ce genre de pressentiment alors que certains de mes collègues vont devoir se taper une demi-heure de trajet supplémentaire pour venir bosser.

    J'étais à deux doigts de changer de travail mais finalement ça n'a pas marché. Et vu la crise et la mollesse du marché de la com en ce moment, je sens que l'occasion ne se représentera pas de si tôt.


    C'est pénible, à la longue, d'être tout le temps à deux doigts de changer les choses.


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  • - Salut Sylviette. Dis-moi...
    - Oui ?
    - Je peux mettre en ligne sur mon site la photo de toi que j'ai prise dimanche dernier ?
    - Ou bien sûr. C'est laquelle au fait ?
    - Ben tu peux déjà la voir. Je l'ai légèrement retouchée.
    - Mais.... tu as enlevé mon grain de beauté ?
    - Euh.. oui en effet. Je voulais quelque chose de très pur.
    - Mais t'es malade ! C'est comme si tu me volais mon âme !
    - Hein ?
    - Mais c'est grâce ce grain de beauté que vous m'identifierez quand je serai morte !!!
    - Ok Ok je le remets !

    - Ce qui m'a le plus énervé dans ce film, finalement, c'est la morale à deux balles de la fin.
    - Ah ouais ? Ca ne m'a pas choquée plus que ça.
    - Tu plaisantes ? "Certains sont faits pour être mère... D'autres pour voyager... D'autres pour danser..."
    - Rhooo mais c'est poétique !
    - ... et pourquoi pas "D'autres sont faites pour péter" tant qu'on y est !


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  • Pour la première fois depuis un bail, j'ai eu droit à une soirée filles. 7 nanas de 30 à 50 ans (du moins je présume, vu que l'aînée n'a pas voulu dire son âge), qui gloussaient comme des dindes dans un resto vietnamien jusqu'à faire retourner tous les clients, toutes les deux secondes.

    Ca causait toutes les langues, ça riait hyper fort, ça parlait cul et Kill Bill, ça s'envoyait des nouilles.

    Il y avait notamment ces deux soeur coréennes, tout juste rencontrées, qui me fascinaient parce qu'elles faisaient vraiment plus jeunes que leur âge... Comme d'hab en fait, mais ça me fait toujours bizarre lorsqu'une jeune femme me dit qu'elle a quarante ans. Tout comme elle étaient étonnées, visiblement, d'apprendre que j'allais en avoir trente.

    Ah ces asiats !

    Bien sûr, elles avaient elles aussi le syndrôme de l'enzyme manquant, le fameux qui fait que l'on devient tout rouge quand on boit de l'alcool. A la différence que pour elles c'était dès la première gorgée. Chez moi, ça peut surgir n'importe quand, même au bout du troisième verre.

    Ah ces asiats !


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