L'expo photo signée Beatrix Von Conta à la galerie Réverbère de Lyon
s'est terminée hier. Un travail intéressant, sur le thème de la
contradiction entre urbanisation contemporaine et patrimoine bâti des
zones montagneuses les plus fréquentées de France. OK, cela ne sonne
pas très glamour. Mais saviez-vous que les stations de ski françaises
ont été les premiers lieux d'expérimentation d'une nouvelle forme
d'aménagement du territoire dans les années 50/70 ?
On assiste donc à d'étonnants paysages lunaires traversés par des
routes nationales, des téléphérique ou des constructions rectilignes
qui frisent l'incongru, mais qui échappent à l'oeil critique des
millions de visiteurs annuels.
Une autre partie du travail de Beatrix Von Conta consiste à choisir des
paysages divers et à y planter un présentoir de librairie, où les
cartes postales sont remplacées par des miroirs rectangulaires
identiques les uns aux autres. L'idée est simple, voire banale : le
reflet est un thème assez souvent photographié. Or là c'est un peu
différent, puisque le présentoir utilisé permet de donner une
inclinaison différente à chaque miroir. Ainsi, on peut faire refléter
le ciel, le sol, la mer, et créer un trompe l'oeil pas toujours évident
à déceler.
D'un point de vue esthétique c'est assez contestable, mais ce travail
présente une certaine étrangeté (les paysages sont
vides, inhabités) et joue avec nos perceptions.
J'attends maintenant avec impatience de me rendre à Arles, dans le
cadre du festival international de la photo. J'ai pris un billet de
train pour début août, histoire d'y aller une pleine journée et de m'en
mettre plein les mirettes entre mon week-end à Oxford et mon road-trip
en Irlande.