Drôle d'ambiance au taf.
Cela fait maintenant un an et demi que je travaille à Lyon dans la même
société, et j'ai déjà vu venir et partir 10 collègues. Un sacré
turn-over pour une petite boîte de 15 salariés.
" Sommes-nous fortes ? Ou au contraire sommes-nous faibles ? " me
demandait récemment l'une des rescapées de ce lent chavirement.
J'opterais plutôt pour la 2e solution. Si j'ai su m'adapter et tenir
bon, c'est certainement par peur de l'inconnu, par crainte de devoir
tout recommencer à nouveau. Je n'arrête pas de me répéter qu'il n'y a
pas que le boulot dans la vie, comme pour relativiser cette situation
un peu merdique, il faut le dire. En fait j'ai toujours rêvé d'un taf
alliant plaisir et épanouissement, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. Disons que ça pourrait être pire, mais aussi mieux.
La question aujourd'hui est donc : dois-je me remettre sur le marché ?
Ou plutôt : toutes ces interrogations ne cachent-elles pas en fait une
dépendance au changement, un besoin permanent de me remettre à
l'épreuve dès que tout semble acquis ? Un faux problème en somme.
Pffff... je suis bien compliquée en ce moment.