L'amie qui m'héberge était malade, alors je suis partie me balader seule dans les rues de Saint Paul.
C'est un quartier que je connais très bien. J'y ai fait de nombreuses fêtes, le bal des pompiers 2006, la tournée des fromagers, des boutiques de créateurs (sans jamais rien acheter). Pourtant j'avais l'impression de le re-découvrir. Cela faisait longtemps que je n'étais pas venue, et j'avais l'impression que tout avait changé.
- Y a un Starbucks maintenant ?
- C'est quoi cette boutique ?
- Tu crois qu'il est encore ouvert le Little Italy ?
Je crois que je me suis aventurée dans des ruelles où je n'avais jamais été, vraiment. Il faisait beau, je plissais les yeux à cause du soleil et je marchais lentement, comme si j'avais toute la vie.
Je me suis alors sentie toute triste, parce que j'ai eu subitement très envie de revenir habiter Paris, et que la seule pensée qui m'est venue à ce moment-là est celle de mon incapacité à me réaliser.
« Je ne suis pas fichue de gagner assez bien ma vie pour me permettre de vivre à Paris. »
C'est nul, hein ? Surtout que j'aime bien, ma petite vie à Lyon. Et que Paris, il y a quelques années, je l'ai fuie pour plein de bonnes raisons.
J'ai continué à me promener en me sentant d'abord toute bizarre. Je croisais des gens super lookés, mais qui passaient complètement inaperçus tellement il est normal, à Paris, d'être super looké à tout moment de la journée.
« Quelle idée de se mettre en mini-jupe avec des talons hauts un dimanche, par moins dix degrés, sur les pavés ! »
Mes collègues ont raison, je me suis bien provincialisée héhé...
P.S : ma première critique de film est parue sur Abus de ciné...
P.P.S : pourrais-je connaître l'auteur du courrier "sonore" que j'ai reçu hier chez moi ?