Le festival de cinéma asiatique organisé à Lyon par Asie expo cartonne bien, et ça fait plaisir.
Les projections sont cheap (films diffusés depuis un ordi, sous-titrage
balancés en parallèle et mises au point free style) mais c'est
justement ce qui fait le charme de cette manifestation qui, avec les
moyens du bord et une poignée de bénévoles en doudoune, continue
d'attirer beaucoup de monde.
J'ai vu vu peu de choses : un film japonais complètement déjanté (Hazard),
une série d'animations Ganime (une découverte pour moi : l'association
d'images plus ou moins fixes, de narration en voix off et de musique)
et, hier soir, une série de court-métrages malaisiens et coréens.
Cette dernière projection s'inscrivait dans une espèce de compétition intitulée Short Battle Royal.
Deux écoles, l'une de Malaisie et l'autre de Corée, avaient proposé
chacune trois court-métrages. Ils étaient présentés deux par deux et
faisaient à chaque "round" l'objet d'un vote à main levée (j'avais mes
deux petits cartons rouge et jaune). L'ambiance était on ne peut plus
détendue, chacun pouvait brailler son mécontentement ou son
ravissement, faire son commentaire à voix haute et interpeller les
autres.
Mon coeur était pour la Malaisie (sens de la famille oblige) mais j'ai
voté à chaque fois pour l'école de Corée, qui proposait des courts
vraiment excellents.
En fait le travail des deux écoles n'avait rien à voir : plus
expérimental dans la fome et politiquement engagé dans le fond pour les
Malaisie, plus cinématographique, soignée dans la réalisation et la
photo pour les Coréens.
Après une semaine d'isolement, je me suis donc enfin à pointer le bout de mon nez hors de chez moi. Et c'était une bonne idée.