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Pensée nocturne (une fois n'est pas coutume)



Vous êtes-vous souvent demandé à quand remonte la dernière fois où vous avez été heureux ? Pas enthousiaste, ni hilare ou léger... mais heureux ?

J'ai la chance de savoir profiter de la vie, d'avoir le rire facile et de sortir avec des gens que j'apprécie. Il m'arrive parfois de jouir intensément de l'instant présent, au point d'avoir pleinement conscience d'être vivante, sensation ô combien vertigineuse et grisante.

Ceci dit, pour moi ce n'est pas tout à fait le bonheur. Celui-ci tient à un instant, à une révélation, à une conjoncture de petites choses permettant d'atteindre la quiétude, au sens philosophique du terme (Oulah, pardonnez-moi mais je viens d'avoir un flash back de la terminale... Mon prof avait les cheveux longs...).

Du coup, je crois me rappeler de la dernière fois où cela s'est produit. C'était en mai 2005, lorsque j'habitais en Italie.

J'avais senti le lit bouger, signe qu'il s'était levé pour se remettre au travail. J'avais encore un peu de temps, je n'étais pas pressée. J'entendais le bruit de son ordinateur tout juste allumé, et le clic de sa souris. Puis après une bonne heure de somnolence, j'ai ouvert les yeux, sans effort. Dans la chambre il y avait pile poil la lumière que j'aime, celle légèrement orangée du matin lorsque les beaux jours arrivent. Puis cette vision embuée de mon homme penché sur son bureau, dont le visage concentré me faisait éprouver une soudaine admiration. Et au même moment, la sensation que ma couette était plus douce que d'habitude.
 
Je crois humblement que le bonheur est une conjoncture de petits riens qui, combinés fortuitement, procurent une furtive sensation apaisante.


Et comme le disait Sandy dans Stardust Memories : « Pendant un court instant, tout m'a semblé se mettre en place à la perfection ».

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