J'avais déjà entendu parlé du travail de DiCorcia sur les prostitués aux
Etats-Unis, qu'il prenait en photo sur leur lieu de travail en leur
demandant combien ils prenaient.
J'ai trouvé hier à la bibliothèque (désormais mon lieu sacré) un
ouvrage sur les oeuvres qu'il avait exposées au Musée d'Art
moderne de New York. C'est assez incroyable. Il met en scène des
personnages simples dans des situations banales du quotidien, qu'il
parvient à rendre extraordinaire grâce à une lumière extrêmement
précise (très pub il est vrai) et une composition très minutieuse de
l'image.
Surtout, il parvient à créer une tension dans l'immobilité, comme si
une dispute, un fracas ou une surprise allait se déclencher.
Pour en revenir à son travail sur les prostitués, qui fut lui aussi
exposé au Musée d'art contemporain de New York, je suis assez bluffée
par la capacité de faire des belles images à partir de personnages ou
de situations limite sordides.
J'espère que nous aurons un jour l'occasion de voir l'oeuvre de Philip-Lorca DiCorcia à Lyon.
Je sais ce n'est pas gagné, vu le peu d'expos photo d'envergure qui nous arrivent jusqu'ici.
Pour la petite histoire, je viens de découvrir avec effroi que le Bureau d'art contemporain du 2e arrondissement (rue de Jarente) avait été fermé.
Ci-dessus, l'une de mes photos préférées de DiCorcia : Gianni, 1984.