Ce week-end m'a vraiment fait du bien. J'ai retrouvé les personnes que
j'aime et mes lieux préférés. J'ai aussi pris ma dose d'expos en tout
genre, pour palier ma frustration culturelle accumulée depuis quelques
semaines.
Je ne dis pas qu'à Lyon il n'y a rien (il y a beaucoup de choses au
contraire), or ce n'est pas encore assez pour ma grande soif.
Et puis c'est aussi psychologique tout ça : j'aime l'idée de manquer de temps pour tout faire.
Je racontais ce midi, à mes collègues du studio de création, mon escapade
au Palais de Tokyo. Je l'ai beaucoup fréquenté lorsque j'habitais à
Paris, j'ai toujours été fan. Or quand j'y suis retournée,
hier, j'ai eu comme un blocage : je ne me sentais plus vraiment à ma
place. Il y avait beaucoup de monde, comme jamais, et surtout des
couples trendy avec leurs enfants. Tout le monde habillé au Comptoir
des cotonniers ou chez Zadig et Voltaire.
J'ai alors réalisé que j'étais perdue au milieu d'un monde oscillant
entre la bobattitude et la tendance 16e, deux univers il est vrai assez
éloignés du mien.
Je devais avoir l'air indigné ou choqué pour que l'une de mes collègues en conclue que je m'étais "provincialisée".
Et oui, provincialisée.