Ah ben enfin ! Il suffisait que je pète un coup pour me sentir beaucoup mieux !
J'ai réussi à dénouer le gros noeud qui s'était mis en travers de mon estomac ces derniers temps. Les rapports au bureau se sont pacifiés, je respire, et les résultats pointent enfin le bout de leur nez. Y a pas à dire : faire un pas en arrière de temps en temps permet vraiment d'avancer plus sûrement.
Tout ça grâce à un simple coup de fil avant-hier soir. Quand mon téléphone sonne à 22h, généralement je rechigne à décrocher. Or quand je vois apparaître le nom de Xavier, c'est différent. C'est sans doute mon pote le plus fidèle, celui qui aura toujours une pensée pour moi même si je suis loin. Celui qui s'efforcera de prendre de mes nouvelles régulièrement alors que les autres se contenteront de lire mon blog.
Je précise que depuis maintenant deux ans je vis loin de mes amis, et il est tout naturel que ceux-ci m'aient un peu oubliée (à part une poignée de personnes avec qui le contact se fait beaucoup par mail, mais avec elles c'est différent).
Xavier me connaît finalement peu, il ne me ressemble pas. Il a un emploi du temps chargé, une vie bien remplie et plein de gens autour de lui. Pourtant il persiste à m'appeler avec une imperturbable régularité, pour me demander si je vais bien et si je ne manque de rien.
Je crois que j'ai un ange-gardien, c'est peut-être bien pour cela que je n'ai peur de rien.