On sent que le mois d'octobre est bien là.
Je bosse comme quatre parce que j'aime mon travail, et la stimulation
personnelle que j'en tire m'apparaît comme quelque chose de grandiose.
Je resserre les liens avec les personnes qui me plaisent, car l'amitié reste selon moi la base de tout.
Je ne fais plus gaffe à ce que je mange, parce que la bonne bouffe est décidément quelque chose de sacré.
J'enchaîne les fêtes et les moments d'insouciance, comme s'il ne me restait que quelques jours à vivre.
Ma petite tête est pleine de projets. J'arrive peu à peu à entrevoir ce
qui me fait vraiment vibrer et ce dont je suis capable. J'arrive même à
tirer du bon des mauvais passages, parce que finalement les embûches
permettent d'apprécier tout le reste ; le chèque du loyer qui vient
combler le découvert, le concombre qui n'a pas le même goût après une
semaine de grosses bouffes en continu.
Une facture EDF après trois jours sans courrier, un bol de saké après
une note salée, un épisode de Lost après douze heures de boulot, bordel
!