Après la peur, la torpeur.
A l'attention du collectif de soutien des deux arrêtés du vendredi soir
: vous pouvez être rassurés, les deux loulous sont rentrés de leur nuit
en garde à vue fatigués mais entiers. Pas un bleu, juste un T-shirt
déchiré et recollé par de grosses agraphes. Quinze heures de cellule
c'est loin d'être drôle,
mais leur enthousiasme n'était visiblement pas atteint.
La méga fête du samedi soir a pu avoir lieu normalement, une soirée de
dingue organisée chez moi à une semaine du départ au Brésil d'un pote.
Et puis ce week-end m'a semblé une semaine.
Une séance détente chez mon gentil coiffeur, une floppée de nouvelles
têtes, un bo bun en agréable compagnie à 3 heures de l'après-midi
(super d'ailleurs cette cantine cambodgienne de la Guillotière qui sert tout
l'après-midi).
Un soda sur les berges du Rhône, une blondinette drôle et sympathique,
le plaisir de rentrer chez moi dans un appartement fraîchement nettoyé.
Un petit filet de porc laqué dans le four, une odeur de bonne bouffe
dans tout l'appart, une agréable surprise le soir à la télé, la joie de
constater que le frigo est blindé.
Je crois que je tiens le bon bout.